

(5) Non-discrimination et prise en charge des groupes les plus défavorisés
Le droit à l'égalité et à la non-discrimination est un droit humain fondamental, présent dans tous les principaux traités de droits de l'homme. Il garantit les mêmes droits et chances pour toutes les personnes, sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion, d'origine, de statut économique, de naissance, de statut social, de statut minoritaire ou indigène, d‘orientation sexuelle, de statut handicapé ou de santé (séropositivité, etc...).
Ceci ne veut cependant pas dire que tout le monde doit être traité de la même façon. Il y a beaucoup d'exemples où cette situation peut en fait mener à la discrimination de ceux qui n'en étaient pas victime jusque là. La notion d'égalité implique l'identification des différences et le traitement des être humains de façon adaptée, de sorte que ceux-ci finissent par se retrouver sur le même pied d‘égalité. L'égalité doit être également fournie à différents niveaux : en droits et en opportunités tout en assurant l'égalité dans les résultats. Toutes les personnes vivant dans une société ont le droit d‘avoir un accès égal, et de contrôler les biens et services disponibles qui sont nécessaires à la réalisation de leurs besoins vitaux.
De la Théorie à la Pratique
Les hommes se doivent de jouer un rôle plus important dans le traitement des discriminations sexuelles. Ils façonnent actuellement eux-mêmes une grande partie du monde dans lequel les femmes vivent. C'est pourquoi ils doivent être des partenaires pour la réalisation du changement social.
Les programmes destinés aux femmes doivent inclure les hommes comme partenaires afin d'aider à développer des structures sociales qui leur soient plus favorables, de façon à faire évoluer la socialisation masculine.
Instituto Promundo du Brésil, par exemple, relève une amélioration significative des comportements masculins des jeunes hommes qui participent à ses cours. Ceux-ci sont plus enclins à l'utilisation du préservatif et donc moins susceptibles de contracter des maladies sexuellement transmissibles que leurs pairs plus agés.
En Afrique du sud, le réseau "Hommes comme Partenaires" a constaté que les presque trois-quarts (71%) des hommes participant à ses ateliers pensent que les femmes possèdent les mêmes droits que les hommes, tandis qu'ils ne sont plus qu'un quart dans les autres groupes. Ce genre d‘effort montre que les hommes peuvent être une aide précieuse pour défier et corriger les stéréotypes masculins, confronter la violence contre les femmes et assumer leur part de responsabilité pour la prévention du SIDA.
Extrait de :
Keeping the Promise: An Agenda for Action on Women
UNAIDS (2006)
Voici quelques implications qui découlent de ces remarques :
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Priorité doit être donnée aux groupes les plus marginalisés ou appauvris, comme les femmes, les minorités, les émigrés, les populations autochtones, les prisonniers, et ce, quelque soit le contexte.
- Les Etats et autres acteurs de développement doivent chercher à identifier tous les groupes possibles qui peuvent souffrir de discriminations afin d'obtenir réparation. Cela signifie, par exemple, que les informations les concernant doivent êtres décorrélées, autant que faire se peut.
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Les décisions, politiques et initiatives de développement doivent également faire attention à ne pas renforcer simplement les inégalités de pouvoir déjà présentes (par exemple, entre femmes et hommes, ou employeurs et employés).
